The Husky and his White Cat Shizun volume 1

The Husky and his White Cat Shizun / Erha He Ta De Bai Mao Shizun / ERHA ou 2RA est un célèbre Danmei de Rou Bao Bu Chi Rou alias Meatbun, en cours de parution chez Komogi.

Résumé du volume 1

Mo Ran du clan du pic Sisheng était un cultivateur talentueux et impitoyable, d’une telle puissance qu’il devint rapidement le premier empereur du monde des mortels … Célèbre pour être un bon coup inculte et tyrannique ! Au fil des années de règne, son cœur demeure blessé par la mort de son ami Shi Mei, marqué par celle de son maître Chu Wanning. Acculé dans son domaine, son cousin Xue Meng en tête, Mo Ran agonise seul après s’être empoisonné, pour en finir avec un règne solitaire et vide de sens … Pour finalement se réveiller dans son corps à l’âge de 16 ans, avec ses souvenirs de 32 ans, sans ses pouvoirs ! Saisissant sa nouvelle chance, Mo Ran est résolu à se venger, à sauver Shi Mei de la mort et à affronter pleinement son Shizun qui ne cessait de lui faire obstacle. Alors que Mo Ran se laisse aller à la haine et la colère, qu’en était-il réellement de son maître Chu Wanning, de prime abord acariâtre, mutique et distant ? Ses souvenirs passés en tête, Mo Ran perçoit différemment les gestes et intentions de son maître, au fil des missions qui ne se passeront jamais comme prévu …

Mon avis sur le volume 1

Attention ce Danmei fourmille de triggers !!! Les propos autour du se*, tort*re, séqu*stration, cadavres entre autres, sont légions, l’age gap discutable au début de la saga, tant de red flags que j’avais hésité à le lire et pas très sûre de savoir où je mettais les pieds 🫣
Cependant !!! ERHA est un récit des extrêmes, avec une ambivalence sur plusieurs niveaux, de l’histoire comme des personnages, un perpétuel jeu d’équilibriste qui peut le rendre purement addictif 😳

Le narrateur adopte majoritairement le point de vue de Mo Ran, un personnage sans filtre : très cru et vulgaire dans ses actes et sa mentalité, menteur et manipulateur avec ses proches, voleur et cruel quand l’envie lui en prend ! Mais il s’adoucit totalement face à son condisciple Shi Mei, faisant preuve d’une douceur et d’une bienveillance en total décalage.
Au fur et à mesure des expérimentations de sa nouvelle vie, le Mo Ran de 32 ans voit son Shizun Chu Wanning sous des angles nouveaux : il perçoit ses petites attentions, questionne son attitude froide et distante, voit sa haine se fissurer progressivement, pour laisser place à des sentiments plus honnêtes … Tout en fantasment à quasi tous les chapitres, les mauvaises habitudes refaisant surface !
Mo Ran hésite inconsciemment entre la beauté douce et fragile de Shi Mei, qu’il veut protéger, et la beauté froide et supérieure de Chu Wanning, qu’il veut instinctivement souiller.

Avec les frasques de Mo Ran, l’histoire aurait pu être indigeste et redondante si elle ne basculait pas subrepticement vers le point de vue de Chu Wanning. Via la vie au quotidien de ses disciples, les missions imposées par leur formation, notamment avec l’enquête sur la famille Chen et leur incursion lors de la cérémonie fantôme, puis la récupération des armes divines qui se transforme en guet-apents, Chu Wanning montre qu’au-delà de son rôle de Shizun protecteur, son masque de bienséance et de maîtrise de soi peuvent se briser très facilement. Sa froideur et sa distance ne forment-ils pas une armure pour se protéger des autres mais également de lui-même ? La limite entre attentif et attentionné est parfois dépassée et malgré lui franchie, ce que le nouveau Mo Ran semble percevoir sans vouloir pour l’instant l’interpréter, bête et borné comme il l’est 😳

Ce volume se démarque principalement par l’humour de l’autrice ! Celle-ci nous balance des répliques hors de propos, des réflexions absurdes, des situations cocasses et autres quiproquos tout du long ! Elle joue beaucoup sur Mo Ran, sur son caractère impulsif, ses fantasmes qui poppent n’importe quand, le mélange qu’il peut faire entre son ancienne et sa nouvelle vie ! Elle prend également un malin plaisir à intercaler des passages comiques, poétiques, romantiques ou sensuelles, avec des passages dramatiques, très gores et sanglants, créant de sacrés effets de surprises et rebondissements !

Je pense notamment aux scènes du faux mariage et du cercueil à deux qui sont très drôles et cocasses, pour assister à d’étranges scènes entre cadavres et l’affrontement sanglant de Mo Ran et Chu Wanning avec l’effroyable maîtresse de cérémonie fantôme 😳
Je pense aussi aux moments RanWan – sur le pont Naihe 😊 au Pavillon des lotus rouge 🥰 aux bains de l’auberge 😏 – qui précèdent la récupération des armes divines au pic du Point du Jour, qui finira encore mal 😭

Pour l’instant, l’univers de cultivation d’ERHA n’est pas trop complexe et les personnages ni trop nombreux. L’intrigue s’installe vraiment sur la fin du tome, avec un antagoniste dont on ignore tout à ce stade. Le fil rouge tient plutôt à l’avancée dans la romance entre Mo Ran et Chu Wanning 😆 – avec Shi Mei le plus loin possible 😗 – et le parallèle fait entre les deux vies de Mo Ran.

Une surprenante saga à découvrir !

ERHA est une vraie expérience à part, tant il peut tenir des propos crus avec une certaine élégance, tant certaines scènes peuvent être morbides et poétiques voire hypnotiques ; il est vraiment addictif dans son humour, sa plume maîtrisée, et son jeu d’équilibre permanent !

Niveau édition, ERHA est mon premier collector de Komogi, j’en suis vraiment ravie tellement la couverture et les illustrations de st., les détails argentés et le jaspage sont magnifiques 🥰
Les deux premiers volumes sur onze sont disponibles chez Komogi Editions, et il y a régulièrement des campagnes participatives sur le site Komogi Firstprint pour obtenir des volumes en pack et goodies en avance sur la sortie librairie.

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