La bénédiction des cieux volume 1
Résumé du début du volume 1
Xie Lian, prince héritier de Xianle, déifié puis devenu saltimbanque, fait un retour fracassant dans le royaume des Cieux ! Pour réparer les dégâts causés, la déesse civile Ling Wen lui confie une mission : enquêter sur la disparition des mariées du mont Yujun.





Aidé des cadets des dieux Feng Xin et Mu Qing, il tend un piège au coupable en se déguisant en mariée. Un mystérieux homme en rouge entouré de papillons argentés l’aide à progresser dans son enquête, usant de ses pouvoirs pour parvenir à l’unique temple du dieu martial Pei Ming de la région, pourtant dans sa juridiction …
Une fois l’affaire résolue, Xie Lan fait son rapport à Ling Wen et en apprend plus sur les quatre calamités dont le redoutable démon Hua Cheng, la Pluie Pourpre Quérant la Fleur.




Afin de regagner quelques fidèles, Xie Lian retourne dans le monde des mortels et jette son dévolu sur un modeste temple du village de Puqi. Il croise la route de San Lang, un jeune homme en fugue et désinvolte, avec qui il s’entend très vite et qui répond à ses interrogations sur les dieux et démons, notamment le fameux démon Hua Cheng. San Lang va accompagner Xie Lian dans ses péripétie souvent au péril de sa vie, notamment dans le gorges de Banyue, où ils devont affronter des monstres venimeux tout en protégeant des marchands, puis seront capturés par les anciens guerriers de l’armée de Banyue qui avaient affronté le royaume de Yong’An …
Mon avis sur le volume 1 de la Bénédiction des Cieux
La première moitié expose l’intrication des trois mondes, l’influence et l’implication des dieux dans le monde des mortels, le fonctionnement du monde des démons, car à l’origine, les dieux, les démons, les fantômes étaient des humains. Il y a comme un parallèle entre les grandes couches sociales de notre société. La seconde moitié nous laisse entrevoir un fragment du passé de Xie Lian, pendant ses années d’errance de dieu déchu, notamment les conflits sanglants entre les royaumes de Banyue et Yong’An, auxquels il a assisté et participé malgré lui. On sent une certaine distance et une grande réticence de Xie Lian à s’impliquer dans la grande histoire tout au long de ce volume 😔
Malgré tout, la lecture de TGCF reste agréable notamment grâce à la touche comique de l’autrice qu’elle distille tout du long ! Les codes de l’immortalité sont joyeusement détournés et font partie même de l’intrigue : Xie Lian peut se blesser, chuter, s’empoisonner, tomber malade, être laissé pour mort, qu’il s’en fiche éperdument 🤪 j’adore ce personnage de dieu malchanceux, décalé voire à côté de la plaque, mais qui est néanmoins débonnaire, humble et terriblement attachant 🥰 il prend les choses comme elles viennent, et se fait malgré lui bon nombre d’amis de grandes importances, on devine que Xie Lian comme San Lang ne sont pas n’importe qui !
Côté romance naissante, l’amitié entre Xie Lian et San Lang est sincère, désintéressée et sans préjugés. L’humour n’est pas seulement porté par Xie Lian mais par les interactions entre les deux. Une belle dynamique se crée entre eux, ils enquêtent, se battent, plaisantent, s’entraident et finissent même par cohabiter dans un vieux temple ! Leurs interactions sont toujours amusantes et surprenantes, ils forment un beau duo complémentaire et green flag qui invite à diverses spéculations quant à la suite de la saga ✨





[spoil] Une caractéristique marquante chez MXTX, c’est sa capacité à créer des scènes très visuelles et impactantes, ainsi que des personnages iconiques dans leurs designs, couleurs et symboles ! Ma scène préférée du volume, celle de la forêt des corps suspendus et sa pluie de sang, crée en quelques lignes une délicieuse ambiance mêlant mystère, horreur, ésotérisme et romantisme gothique. Également marquante, la scène de la fosse dans les gouffres de Banyue, où plonge San Lang : dans une demi pénombre, la fosse baignant dans un silence de mort et une forte odeur de sang nous font ressentir l’effroi du massacre qui s’y est déroulé, soulignant au passage l’intransigeance et la puissance sans limites du démon. Tout est étudié dans les moindres détails, rien n’est laissé au hasard. Les robes blanches du modeste Xie Lian, son artefact défensif Ruoye et son chapeau de bambou, font face à la tenue écarlate de San Lang, puis de la tenue exubérante de Hua Cheng, accessoirisé au maximum, accompagné de son sabre Eming rutilant et offensif, et de ses redoutables papillons spectraux !
Les illustrations sont de tai3_3 pour la couverture du relié, de Butchinelle pour la couverture du broché et bonus, Yumeno, Huaepiphany notamment pour les bonus ; elles offrent une vision poétique et onirique de TGCF.


